Publié le 21 mars 2017
Directeur adjoint, centre hospitalier Sainte-Catherine à Saverne

Le CH de Saverne fait partie des établissements pionniers du projet Albiom. François Dottori, Directeur adjoint du Centre Hospitalier Sainte-Catherine de Saverne, nous fait part de son enthousiasme vis-à-vis du service.

Pour quelles raisons le CH de Saverne s’est investi dans ce projet de partage ?

Le CH de Saverne est un pionnier des systèmes d’information de santé. En 2002, nous avons fait partie des premiers à mettre en place le Dossier de patient informatisé (DPI). Puis, dès 2011, l’hôpital s’est inscrit dans le projet Dossier médical personnel (DMP). Aujourd’hui, nous sommes parmi les plus importants créateurs de DMP en Alsace. Notre implication démontre l’importance que l’établissement porte aux systèmes d’informations hospitaliers. Il nous semblait évident de nous impliquer dans un projet novateur comme Albiom.

 

Vous avez rapidement été convaincu par Albiom, expliquez-nous pourquoi ?

Le Centre hospitalier de Saverne a une forte volonté de participer au réseau ville-hôpital, dans l’intérêt du patient. C’est ce que permet Albiom, en facilitant le partage de l’information de biologie médicale entre professionnels de santé. Les données transmises par les biologistes sont plus facilement exploitables par les médecins. D’un simple coup d’oeil, le praticien dispose de tout l’historique des résultats de biologie d’un même patient. Il n’a plus à faire face à une multitude de pages dans lesquelles il doit faire ses recherches. Albiom contribue également à l’effort qui est demandé aux hôpitaux et aux professionnels de santé libéraux, de diminuer les coûts, en évitant la redondance des examens de biologie. En tant qu’hôpital de proximité, dont l’un des principaux défis est de maîtriser son budget, nous sommes sensibles à cet atout.

 

Quel a été le rôle d’Alsace e-santé, dans l’intégration d’Albiom au sein de votre établissement ?

Alsace e-santé a été à nos côtés tout le long de ce projet, sans que celui-ci nous apparaisse chronophage. Le résultat est très positif, les chiffres parlent d’euxmêmes ! Avant l’utilisation d’Albiom, l’établissement alimentait le DMP à hauteur de 450 documents par mois. En trois mois, nous sommes passés à environ 750 documents mensuels. Alsace e-santé est un véritable support pour les établissements, notamment pour les hôpitaux de notre taille qui n’ont souvent que peu de ressources dédiées aux systèmes d’information. Grâce à son expertise, le GCS e-santé est un facilitateur des systèmes d’information.

 

Quels sont les challenges à relever pour la suite ?

Pour tous les protagonistes, Albiom est un véritable succès sur le fond et sur la forme. Notre établissement a eu le sentiment de participer à un projet structurant. Nous sommes convaincus que l’alimentation des comptes rendus de biologie structurés dans le DMP, va progressivement s’imposer au sein des établissements de santé. À présent, l’enjeu est l’appropriation d’Albiom et du DMP par les médecins libéraux. Tout est en place pour que le partage de l’information médicale entre la médecine de ville et l’hôpital soit facilité.