Publié le 23 mars 2012
Matthieu Ledermann

Matthieu Ledermann, Directeur des affaires financières, du système d'Information et de la clientèle au Centre Hospitalier de Saverne en 2012, explique les bénéfices du DMP pour un établissement de santé. Interview de celui qui est devenu en avril 2014 administrateur d’Alsace e-santé.

Quand votre établissement a-t-il commencé les créations et les alimentations de DMP ?

Le Centre hospitalier Sainte Catherine de Saverne est l’un des tous premiers établissements à avoir débuté les créations et les alimentations du Dossier Médical Personnel (DMP). Le tout premier DMP a été créé en décembre 2010 par le web et en février 2011 via la DMP compatibilité.

Un an après, comment le DMP est-il perçu par les médecins, les admissionistes et les patients ? 

Nous avons eu la chance de participer au projet dès ses origines et pouvions nous appuyer sur une communauté médicale très sensibilisée au sujet, ce qui a énormément facilité l’intégration du DMP dans notre établissement. Etre pionnier national du DMP constitue une fierté pour notre établissement. Aujourd’hui, le processus est rôdé même si nous essayons continuellement de parfaire nos pratiques. Nous échangeons régulièrement avec secrétaires et médecins pour renforcer la coordination des soins autour du patient par le DMP.

Quels sont les bénéfices concrets que vous en tirez à l'échelle de votre établissement ?

Rien de moins que l’amélioration de la prise en charge du patient en coordonnant les acteurs de soins autour de lui par le biais d’un outil commun. Les médecins traitants avec lesquels nous collaborons sont intégrés dans la démarche mais pas encore en nombre suffisant pour nous satisfaire pleinement. Conduire ce type de projets constitue également un facteur d’enthousiasme pour nos équipes et permet de valoriser et de moderniser l’image de l’hôpital.

Qu'attendez-vous du DMP pour l'avenir ? 

Qu’il remplisse sa fonction première : celle de la coordination des soins. Mais aussi que nous l’utilisions prioritairement pour certains usages : maladies chroniques, pneumologie ou gériatrie. Il faut également y intégrer différents volets : social, biologie, imagerie… toutes ces réflexions sont à l’étude et intéressent la médecine de ville.

Le DMP apparaît donc comme une interface pertinente entre la médecine de ville et l’hôpital dans la prise en charge des patients pour leur plus grand bénéfice.