Publié le 23 mars 2012
Jean François Lanot

Jean-François Lanot, Directeur général adjoint des Hôpitaux universitaires de Strasbourg

Un an après, comment le DMP est-il perçu par les médecins, les admissionnistes et les patients ?

On ne peut pas encore parler de pratique quotidienne.  Les communautés médicales et soignantes alimentent le DMP dans une volonté de construction d’avenir. Compte-tenu de l’utilisation faite par la médecine de ville, l’outil DMP est encore en plein développement.

Les patients, quand ils sont informés, ne voient que des atouts au DMP. La communauté médicale, quant à elle, se projette dans l’avenir et comprend bien que c’est un processus intéressant à développer.

Quels sont les bénéfices concrets que vous en tirez à l'échelle de votre établissement ?

L’utilisation du DMP est très intéressante en ce qui concerne la transmission des courriers de sortie.  A l’origine, c’était une procédure assez longue passant par un dictaphone, une phase de transmission des cassettes, le secrétariat, la relecture et l’adressage. Désormais, grâce au DMP connecté aux systèmes d’informations, les services transmettent progressivement de façon automatique les résumés de sorties, directement par le biais du DMP qui nous fait gagner un temps précieux. 

Il permet une meilleure information entre la ville et l’hôpital et surtout de ne pas refaire inutilement des examens déjà faits auparavant.

Qu'attendez-vous du DMP pour l'avenir ? 

Le DMP est un produit qui bénéficie à tout le monde, principalement au patient, qui a un lieu de stockage où l’ensemble de son dossier est regroupé et utilisable. L’avantage ? Chacun des intervenants du parcours de soins – médecin traitant, radiologue, membres hospitaliers, biologistes, etc. –  peut trouver les informations dont il a besoin, et ceci est une belle évolution. 

Le DMP, c’est comme le téléphone, quand il n’y en a pas beaucoup cela ne sert pas. Mais dès le moment où il y en a, il devient un véritable vecteur de communication. Nos attentes pour l’avenir, c’est donc d’avoir des dossiers médicaux partagés avec l’ensemble de la communauté médicale et  qu’ils soient aussi  mieux structurés, mieux tenus pour partager de l’information en temps réel et garantir une qualité des soins au plus haut niveau.