Publié le 22 novembre 2016

La clinique de l’Orangerie fait partie des premiers établissements de santé en Alsace à avoir rempli la base de données du Répertoire opérationnel des ressources (ROR), avec la description de leur offre de soins. Patrick Wisniewski, Directeur de la structure, fait part de ses attentes concernant les usages de ce nouvel outil.

Qu'apporte le Répertoire opérationnel des ressources ? 

En tant qu’établissement privé, nous nous sommes investis dans le ROR, car il répond à un enjeu de service public. Cet outil permet à l’autorité de santé régionale, d’avoir une connaissance fine des activités des établissements en Alsace, mais également en Lorraine et en Champagne-Ardenne. Cela constitue un atout lors de la prise en charge d’un patient en zones limitrophes.

À mon sens, les services que peuvent rendre le ROR sont différents en fonction que l’on soit un établissement privé ou public. L’organisation de la prise en charge du patient n’y est pas la même. Dans les hôpitaux publics, les patients prennent directement contact avec les services et le corps médical sur place. Nombre d’entre eux arrivent à l’hôpital via les urgences. Dans le privé, le mode d’adressage d’un patient n’est pas le même, il se fait essentiellement par la médecine de ville. En fonction de la pathologie d’une personne, son généraliste va l’adresser à un médecin spécialiste ou à un chirurgien rattaché à la clinique. De leur côté, les praticiens qui travaillent dans nos plateaux techniques, connaissent déjà leurs réseaux.

La richesse de cet outil est notamment liée à la description fine des informations qui s’y trouvent. Le ROR est l’occasion pour notre établissement de mettre en avant des compétences très pointues et méconnues auprès de médecins ne faisant pas partie de notre réseau.

 

L'ouverture du ROR aux médecins libéraux apporte-t-elle un plus ? 

Le répertoire est un éventail de l’ensemble des actes de soins par spécialité, qui peuvent être réalisés par les établissements. L’information disponible sur le ROR est d’une grande richesse, cela peut être utile pour les médecins libéraux notamment lorsqu’ils recherchent des compétences rares et spécifiques. C’est également une source d’information intéressante pour un jeune praticien qui vient d’arriver dans la région, et qui souhaite connaître les établissements de santé de son nouvel environnement.

La disponibilité des lits sera bientôt accessible dans le ROR, cela répond-il à un besoin ? 

Le ROR, couplé à la gestion des lits répond à une priorité de santé. Il permet de connaître en temps réel les lits chauds, c’est-à-dire les lits disponibles dans les services de réanimation, de soins continus et de soins intensifs. C’est particulièrement utile pour les cas graves, qui nécessitent une prise en charge très rapide, dans les services ayant la capacité de les accueillir. En période de crise (accident, canicule, catastrophe naturelle, attentat), on pourra ainsi connaître avec précision les disponibilités au niveau régional.

 

Comment concevez-vous la suite ?

Le défi est de clarifier le positionnement du ROR dans l’urbanisation des systèmes d’information régionaux. Il est essentiel de faire en sorte qu’il y ait une articulation entre les différents outils déjà en place (plan blanc, bleu, grand froid…). Le Répertoire opérationnel des ressources ouvre de nouvelles perspectives. Des réunions de travail sont d’ailleurs prévues en 2016 avec les acteurs du terrain, afin de réfléchir aux développements des usages. À terme, le ROR pourrait devenir le support des parcours coordonnés des patients.