Publié le 12 mai 2014

Docteur Benoît Sauer, médecin radiologue, du groupe d’imagerie médicale MIM, revient sur les avantages de la mise à disposition d’un Service d’imagerie médicale en Alsace (SIMRAL).

Quel est l'intérêt de ma télé-imagerie en Alsace ? 

« La télé-imagerie est avant tout un projet au service du patient. Elle permettra d’assurer et d’améliorer la qualité des actes d’imagerie médicale. Elle évitera la redondance d’examens, ce qui, pour les scanners et les radiographies, limitera l’irradiation globale de la population. Cet outil favorisera l’accès aux soins, en particulier dans certains domaines. Par exemple, les patients atteints d’accident vasculaire cérébral pourront accéder à des traitements modernes dans des zones qui n’étaient jusqu’à présent pas couvertes. Plus globalement, la télé-imagerie permet de mutualiser toutes les imageries d’un patient entre les membres de l’équipe médicale. C’est particulièrement utile en cancérologie où le patient circule en permanence entre des services qui ne sont pas forcément sur le même site – chirurgie, radio et chimiothérapie, etc. – et son médecin traitant. Plus la peine de transporter le CD regroupant scanners, radios et autres IRM !

Du point de vue des médecins, lesquels- hospitaliers ou libéraux - y trouvent le plus grand intérêt ?

En tant qu’ancien médecin hospitalier exerçant aujourd’hui en libéral, je vous assure qu’un tel projet dépasse les anciens clivages entre public et privé. C’est avant tout un projet au service du patient et donc globalement de la communauté radiologique.

Est-ce que le projet Simral avance comme il faut ?

Oui. Le groupement de commande regroupe un nombre conséquent d’acteurs privés et publics qui avancent tous dans la même direction, avec le soutien des autorités de tutelle. On progresse vite et bien, surtout vu l’ampleur du projet. Imaginez : plus de 250 000 et 100 000 IRM sont réalisés en Alsace chaque année ! Les contraintes techniques sont importantes ; les exigences de qualité et de sécurité sont tout aussi fondamentales. Mais l’enjeu essentiel, ensuite, sera de savoir comment s’organiseront les soins en Alsace autour de l’outil SIMRAL.»