Publié le 16 avril 2012
Danielle Portal

Danielle Portal. Directrice des Centres Hospitaliers de Mulhouse (CHM), de Thann et de Cernay.

Depuis quand êtes-vous entrés dans la dynamique DMP ?

Nous avions un intérêt pour ce projet depuis sa genèse, car nous cherchons à renforcer le lien entre la médecine de ville et l’hôpital afin d’améliorer la continuité des soins du patient. Mais nous devions également gérer un très gros carnet de projets en matière de système d’information. C’est l’appel à projet de l’ASIP Santé qui, en apportant une aide et une légitimité au DMP, a été l’occasion de faire du DMP une de nos priorités stratégiques.

Quelles sont les différentes étapes au passage au DMP ?

Fin janvier, nous avons présenté à l’ASIP Santé un plan de déploiement du projet DMP dans notre établissement. Nous prévoyons qu’en mai 2012, 30% des admissions intègrent la création du DMP. La mise en oeuvre comprend également un plan de formation de notre personnel aux éléments de langage et aux outils du DMP. La commission médicale d’établissement est aussi très impliquée, en particulier dans le choix des documents déposés dans le DMP.

Quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Nous ne rencontrons pas de difficultés particulières. Cependant, nous avons des interrogations de la part des médecins sur leur responsabilité médicale : celle-ci peut-elle être engagée dès lors que le patient peut masquer certains documents du DMP ?Par ailleurs, nous veillons à ce que le DMP ne se substitue pas, en interne, au dossier médical informatisé qui comprend plus d’informations pour nos praticiens.